Traçabilité du coton et diligence raisonnable sur le travail forcé pour les filières de petits producteurs
De la distribution d’intrants à l’égreneuse : traçabilité du coton au premier kilomètre et les preuves dont les acheteurs ont besoin sur les conditions de travail.
Farmer1st offre aux acheteurs et programmes coton un socle de données du premier kilomètre : producteurs et parcelles vérifiés, distribution d’intrants, achats de coton graine reliés à l’origine jusqu’à l’égreneuse, données sur le travail et les droits humains. Le coton ne relève pas de l’EUDR, mais le travail forcé y est très surveillé. Besoins spécifiques prototypés dans la Nursery.
Ce qui rend ce premier kilomètre difficile
Des intrants distribués à crédit
Semences, engrais et produits phytosanitaires sont souvent distribués aux producteurs à crédit et remboursés à la récolte. Chaque intrant et chaque remboursement doivent être rattachés au bon producteur.
L’égrenage du coton graine
Les producteurs vendent leur coton graine aux points de collecte et aux égreneuses, où il est égrené et mis en balles avec le coton de nombreux producteurs. L’origine se perd si elle n’est pas enregistrée avant l’égrenage.
Une forte vigilance sur le travail forcé
Le coton est l’un des produits de base les plus associés au risque de travail forcé. Les acheteurs ont besoin de preuves sur la façon dont le coton a été cultivé et récolté, pas seulement sur son lieu de production.
De nombreux intermédiaires entre l’exploitation et le vêtement
Le coton passe par les égreneuses, les filatures, les tissages et les confectionneurs, souvent dans plusieurs pays. Le premier kilomètre est la partie que les marques voient le moins.
Eau, sols et usage des intrants
Acheteurs et programmes posent des questions sur l’usage des intrants, l’eau et la santé des sols, ce qui suppose des données de pratiques enregistrées par producteur et par parcelle.
Modules pour cette filière
Traçabilité et certification
De la parcelle au lot : chaîne de contrôle du premier kilomètre, bilan massique et registres prêts pour la certification, avec une origine attestée par les producteurs.
Découvrir le module →Gestion des agents de terrain
Missions, tournées, collecte hors ligne et supervision pour les équipes qui recueillent les données du premier kilomètre, avec une qualité contrôlée dès leur arrivée.
Découvrir le module →Devoir de vigilance en matière de droits humains
Suivi et remédiation du travail des enfants, canal de réclamation indépendant et données de revenu vital, issus des ménages eux-mêmes.
Découvrir le module →Application producteur et engagement
Hors ligne, en langues locales, avec la voix : un canal direct vers les producteurs, où ils contrôlent leurs données et reçoivent leurs paiements.
Découvrir le module →Formations et quiz
Formez les bons producteurs, vérifiez ce qui a été retenu, reformez là où ce n’est pas le cas, et mesurez l’impact sur les indicateurs que vous suivez.
Découvrir le module →Enquêtes producteurs
Interrogez les producteurs que vous avez besoin d’entendre, par pays, région, genre, âge ou culture. Réponses consenties, vérifiées, justement rémunérées.
Découvrir le module →Intégration de données
Tout outil, tout tableur, un seul registre vérifié : mapping assisté par IA contrôlé par une personne, chaque version conservée.
Découvrir le module →On demande aux acheteurs de coton de prouver comment le coton a été cultivé et récolté, pas seulement où. Farmer1st est l’infrastructure du premier kilomètre construite autour des producteurs : un réseau contrôlé par les producteurs, où entreprises, États et organisations collectent, vérifient et partagent les données d’origine, et construisent dessus les services dont ils ont besoin. Pour le coton, il enregistre qui a produit le coton graine, sur quelle parcelle, avec quels intrants et dans quelles conditions, avant son arrivée à l’égreneuse.
Le coton est-il concerné par l’EUDR ?
Non. Le coton ne fait pas partie des produits de base couverts par le règlement (UE) 2023/1115, l’EUDR (règlement européen sur la déforestation, RDUE), dont la liste complète figure dans notre guide EUDR. Le coton est soumis à d’autres attentes de diligence raisonnable, en particulier sur le travail forcé. La CSDDD (directive européenne sur le devoir de vigilance) demande aux grandes entreprises d’identifier et de traiter les incidences sur les droits humains dans leurs chaînes d’activités, l’UE et d’autres marchés ont adopté des règles contre les produits issus du travail forcé, et les marques exigent de plus en plus des preuves d’origine comme condition d’achat.
Pourquoi la traçabilité du coton se rompt-elle à l’égreneuse ?
Les petits producteurs vendent leur coton graine aux points de collecte, et les égreneuses le transforment en balles qui mélangent le coton de nombreux producteurs. Après l’égrenage, la fibre passe par les filatures, les tissages et les confectionneurs, souvent dans plusieurs pays. Si l’origine n’est pas enregistrée avant l’égreneuse, elle est très difficile à retrouver. La traçabilité du premier kilomètre du coton commence à l’exploitation et au premier achat.
Comment enregistrer le coton au premier kilomètre ?
Les agents de terrain enregistrent les producteurs et les parcelles avec des outils conçus pour le hors-ligne, et une IA qui les accompagne, eux et les personnes qui contrôlent les données. Les listes de producteurs existantes des sociétés d’égrenage ou des programmes sont reprises grâce à l’intégration de données. Chaque achat de coton graine est enregistré au nom d’un producteur vérifié, et l’égreneuse relie les balles à la liste des producteurs contributeurs. Le service Traçabilité et certification garde la chaîne de contrôle auditable. La gestion des agents de terrain organise les campagnes.
Comment gérer la distribution d’intrants et les remboursements ?
De nombreux programmes coton fournissent semences et intrants à crédit. La distribution et le remboursement sont enregistrés dans le même dossier producteur : le programme sait qui a reçu quoi, et les producteurs peuvent consulter leur propre compte via l’application producteur, par la voix et dans les langues locales.
Comment recueillir des preuves sur les conditions de travail ?
Le risque de travail forcé s’évalue auprès des personnes concernées. Le devoir de vigilance en matière de droits humains s’appuie sur des enquêtes auprès des ménages, des mécanismes de réclamation et le suivi de la remédiation. Les enquêtes producteurs touchent directement une population ciblée de producteurs, avec des réponses consenties et vérifiées, et les producteurs sont équitablement rémunérés pour leur contribution. Le résultat : des preuves documentées de la façon dont les risques ont été identifiés et traités.
Le même réseau peut-il soutenir de meilleures pratiques ?
Oui. Le service Formations et quiz transmet aux producteurs qui en ont besoin les bonnes pratiques agricoles sur l’usage des intrants, l’eau et les sols, et mesure ce qui a été acquis. Les données de pratiques sont enregistrées par parcelle, ce qui permet aux programmes d’en rendre compte.
Et si notre programme coton a besoin de quelque chose de spécifique ?
Un registre du crédit intrants, un rapprochement côté égreneuse, les exigences d’un référentiel particulier : nous assemblons les modules existants et construisons avec vous la pièce manquante dans la Nursery. Vous l’utilisez, nous ajustons, et elle fonctionne sur le même réseau.
Questions fréquentes
Le coton est-il concerné par l’EUDR ?
Non. Le coton ne figure pas parmi les produits de base en cause listés dans le règlement (UE) 2023/1115. Les acheteurs de coton restent soumis à des attentes de diligence raisonnable, en particulier sur le travail forcé, au titre de la CSDDD, des règles de l’UE et d’autres marchés contre les produits issus du travail forcé, et des exigences de leurs clients.
Comment garder le lien entre le coton graine et les producteurs jusqu’après l’égreneuse ?
Chaque achat de coton graine est enregistré au point de collecte au nom d’un producteur et d’une parcelle vérifiés. L’égreneuse reçoit la liste des producteurs contributeurs avec chaque livraison et peut relier les balles à cette liste.
Pouvez-vous gérer le crédit intrants et les remboursements ?
Oui. La distribution d’intrants et les remboursements sont enregistrés dans le même dossier producteur : les programmes voient qui a reçu quoi et soldent correctement les comptes à la récolte.
Comment recueillir des preuves sur les conditions de travail ?
Par des enquêtes auprès des ménages, des mécanismes de réclamation et des enquêtes producteurs directes, le tout rattaché au dossier producteur. Le devoir de vigilance en matière de droits humains réunit au même endroit l’identification, la remédiation et le suivi.
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