Filières

Traçabilité et diligence raisonnable de la noix de cajou pour les filières de petits producteurs

Des vergers des petits producteurs aux négociants, jusqu’à la transformation à l’étranger : traçabilité du cajou au premier kilomètre et données de diligence raisonnable.

En bref

Farmer1st offre aux acheteurs de cajou un socle de données du premier kilomètre : petits producteurs et parcelles vérifiés, achats de noix brutes reliés à l’origine malgré les intermédiaires, données sociales et environnementales pour la diligence raisonnable. Le cajou ne relève pas de l’EUDR, mais les attentes de diligence demeurent. Vos besoins spécifiques sont prototypés dans la Nursery.

Cajou

Ce qui rend ce premier kilomètre difficile

  • De nombreux intermédiaires

    Les noix de cajou brutes passent des producteurs aux collecteurs de village, aux négociants et aux exportateurs, souvent avec des achats en espèces et peu de documents.

  • Une transformation dans un autre pays

    Une grande partie du cajou brut est expédiée vers des transformateurs dans d’autres pays avant que les amandes n’atteignent le marché final, ce qui rompt le lien avec l’origine.

  • Une campagne de commercialisation courte et intense

    Les achats se concentrent sur quelques mois, avec des prix fixés au jour le jour. L’enregistrement doit être rapide et fonctionner hors ligne au point de vente.

  • Conditions de travail dans la transformation

    Le décorticage et le dépelliculage demandent beaucoup de main-d’œuvre. Les acheteurs doivent examiner les conditions de travail tout au long de la chaîne, pas seulement à l’exploitation.

  • Variations de qualité et de rendement

    Le nombre de noix au kilo et le rendement à l’usinage varient selon l’âge du verger et les pratiques. Les producteurs tirent profit de conseils agronomiques qui améliorent les deux.

Le cajou est l’une des filières de petits producteurs les plus fragmentées, et l’une des moins documentées. Farmer1st est l’infrastructure du premier kilomètre construite autour des producteurs : un réseau contrôlé par les producteurs, où entreprises, États et organisations collectent, vérifient et partagent les données d’origine, et construisent dessus les services dont ils ont besoin. Pour le cajou, il conserve la trace de qui a produit les noix, et où, du verger jusqu’au transformateur.

Le cajou est-il concerné par l’EUDR ?

Non. Le cajou ne fait pas partie des produits de base couverts par le règlement (UE) 2023/1115, l’EUDR (règlement européen sur la déforestation, RDUE), dont la liste complète figure dans notre guide EUDR. Les acheteurs de cajou ne sont pas pour autant exemptés d’attentes en matière de diligence raisonnable. La CSDDD (directive européenne sur le devoir de vigilance) demande aux grandes entreprises d’identifier et de traiter les incidences sur les droits humains et l’environnement dans leurs chaînes d’activités, les règles de l’UE contre les produits issus du travail forcé s’appliquent à tous les produits, et de nombreux clients exigent désormais des données d’origine comme condition d’achat.

Pourquoi la traçabilité du cajou est-elle difficile ?

Les noix de cajou brutes sont achetées en espèces, en petites quantités, pendant une campagne courte et intense. Elles passent par des collecteurs de village, des négociants et des exportateurs, et sont souvent expédiées dans un autre pays pour être transformées avant que les amandes n’atteignent le marché final. Chaque étape peut faire perdre l’origine. La traçabilité du premier kilomètre doit commencer dès la première vente.

Comment enregistrer les achats de cajou au premier kilomètre ?

Les agents de terrain enregistrent les petits producteurs et cartographient leurs vergers avec des outils conçus pour le hors-ligne, et une IA qui les accompagne, eux et les personnes qui contrôlent les données. Au point de vente, chaque achat est enregistré au nom d’un producteur vérifié, et la liste des producteurs contributeurs suit chaque lot. Le service Traçabilité et certification garde la chaîne de contrôle auditable chez les négociants et les exportateurs, et la gestion des agents de terrain permet d’organiser les campagnes de la saison.

À quoi ressemble la diligence raisonnable pour le cajou ?

La diligence raisonnable commence par savoir d’où viennent les noix et qui intervient. Les données parcellaires issues du service Géo et polygones appuient l’évaluation des risques environnementaux. Le devoir de vigilance en matière de droits humains ajoute des enquêtes auprès des ménages, des mécanismes de réclamation et le suivi de la remédiation, à l’exploitation comme plus loin dans la chaîne : vous pouvez montrer comment les risques ont été identifiés et traités.

Les mêmes données peuvent-elles aider les producteurs ?

Oui. Le rendement et la qualité des noix dépendent de la conduite du verger. L’agronome IA répond aux questions des producteurs sur la taille, les ravageurs et la manutention à la récolte, et le service Formations et quiz transmet les bonnes pratiques agricoles aux producteurs qui en ont besoin et mesure ce qui a été acquis.

Et si notre programme cajou a besoin de quelque chose de spécifique ?

Un lien de traçabilité avec un transformateur à l’étranger, une distribution de primes, un circuit propre à un point d’achat : nous assemblons les modules existants et construisons avec vous la pièce manquante dans la Nursery. Vous l’utilisez, nous ajustons, et elle fonctionne sur le même réseau.

FAQ

Questions fréquentes

Le cajou est-il concerné par l’EUDR ?

Non. Le cajou ne figure pas parmi les produits de base en cause listés dans le règlement (UE) 2023/1115. Les acheteurs restent soumis à des attentes de diligence raisonnable au titre de la CSDDD, des règles sur le travail forcé et des exigences de leurs propres clients, qui supposent des données du premier kilomètre sur l’origine et les conditions de travail.

Comment tracer les noix de cajou brutes à travers les négociants ?

Chaque achat est enregistré au premier point de vente au nom d’un producteur et d’une parcelle vérifiés, et la liste des producteurs contributeurs suit chaque lot chez les collecteurs, les négociants et les exportateurs.

Le lien avec l’origine peut-il survivre à une transformation à l’étranger ?

Oui, dès lors que le transformateur reçoit le dossier d’origine du lot avec l’expédition. Les données d’origine se trouvent sur le réseau : le transformateur et l’acheteur final peuvent voir les parcelles derrière un lot, dans la limite de ce que les producteurs ont consenti à partager.

Pourquoi cartographier les parcelles de cajou si l’EUDR ne l’exige pas ?

Les données parcellaires servent à l’évaluation des risques environnementaux, aux exigences des clients et aux programmes agronomiques. Elles vous préparent aussi à une évolution des exigences, sans avoir à collecter les données une deuxième fois.

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